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Fébrilité aux USA
Je suis bien contente de ce que je viens de vivre ce soir. Un peu frustrée mais néemmoins contente.
Je suis aux USA pour 6 semaines. Et les États-Unis sont bien reconnus pour leurs tempêtes. Alors évidemment en tant que petite aventurière, j'ai toujours voulu voir une tornade. Et ce voyage m'en a donné encore plus l'envie.
Août 2005, Wisconsin, environ 20h. Le temps s'alourdit. On sent que le ciel va nous donner quelques jolies surprises. Cela faisait déjà deux jours que nous avions des orages mais pas comme à ce moment-là. Non, c'était bien différent.
Tout s'assombrit, le nombre d'éclairs augmente, le bruit du tonnerre s'intensifie, le vent se lève dangereusement.
Vite les infos.
Une tornade avait touché une ville au nord de l'état le matin même. Alerte tornade dans tout l'état pour toute la soirée. Nous sommes gentillement conviés à prendre nos précautions.
On finit de manger et c'est parti. Ouverture de toutes les fenêtres et des portes pour éviter le trop plein de pression et ainsi la simple aspiration de la maison en cas de tornade. Une sirène se fera entendre s'il y a bel et bien une tornade.
Je n'attendais que ça.

La télé s'interrompt. Impossible de retrouver une chaine. À partir de ce moment-là, on s'est refugié au sous-sol comme il se doit en pareil circonstance.
On entend la tempête qui s'approche. Tu te demandes ce qui va t'arriver. Le sentiment s'accroit à mesure que tu sens le danger s'approcher. Un delice.
On est resté là environ une demi-heure. L'orage passe. Le gros orage je veux dire.
Il continuait de pleuvoir mais cette impression de fin de monde était déjà terminée.
Trop court, trop court, trop court...
Je suis bien évidemment sortie. Le ciel était magique. Les gros nuages sombres se dirigeaient vers l'est, emportant les derniers
éclairs. La pleine lune était tellement lumineuse qu'elle faisait apparaître des rayons derrière les nuages. Les étoiles réapparaissaient. Le calme revint.
Je ne sais pas combien de temps je suis restée assise dans l'herbe, trempée, mais je voulais voir les derniers éclairs visibles.
Je reste sur ma faim...
Kaina
Québec (Canada)

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depuis le 3 janvier 2006
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