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La lumière blanche
Le souvenir le plus frappant que j'ai à propos de la foudre s'est passé durant le mois de juillet 2004. Quand l'orage a commencé, je vaquais à mes occupations dans mon appartement de Côte-des-Neiges à Montréal et j'ai décidé d'aller m'en imprégner sur mon balcon, car j'adore l'immense force engendrée par ces phénomènes météo.
C'est alors que tout ce qui m'entourait m'est apparu d'une blancheur éclatante en une fraction de seconde et au même moment, sans aucun délai, j'ai eu l'impression que tout se déchirait, se cassait quand le tonnerre s'est déchainé.
Mes orteils se sont recroquevillées sans que j'y pense et j'ai lancé mes mains sur mes oreilles tellement fort que je me suis fais mal. Je suis resté comme ça, avec la pluie qui me frappait de plus en plus fort, les orteils recroquevillées, les mains sur les oreilles et le coeur battant à tout rompre pendant plusieurs secondes. Jamais je n'avais eu la "chance" de vivre la foudre d'aussi près.

Quelques minutes plus tard, je suis allé me promener à l'extérieur, et c'est en passant devant le bloc appartement faisant face à mon balcon que j'ai compris que tout ça s'était passé plus près que je ne le croyais.
L'alarme d'incendie s'était déclenchée et 2 camions de pompiers sont venus se poster devant l'immeuble. Et les locataires se tenaient tous sur le trottoir. Il n'y a pas eu de feu, heureusement, mais tout ça a duré 1 heure à peu près.
La foudre était tombée à environ 10 mètres de moi... Mais quelle expérience!
Depuis, on dirait que le tonnerre jumelé à la blancheur du ciel me fait un effet plutôt excitant et appeurant à la fois! Je guette les alertes météo maintenant, à l'affut de beaux clichés.
N. Poirier
Montréal, Québec (Canada)

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depuis le 3 janvier 2006
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